26 — Zocalo de Mexico

Zocalo de Mexico

Zocalo de Mexico

Les pouvoirs, si vous êtes distraits, vous feront croire qu’ils sont les maîtres du Zocalo. L’état, dieu, l’oligarchie, ont construit les symétries de cette place dont chaque point de fuite est aimanté par son gigantesque drapeau.

Orné de son aigle, de son serpent, de son lac et de son cactus, uniques concessions faites aux vaincus, il grimpe et descend de son mat au cours de cérémonies grotesques et réjouissantes : une dizaine de soldats combattent le vent afin de protéger ce morceau de tissu disproportionné de la souillure du sol.

Partons à sa recherche. Prenez du recul ! Ça y est, vous commencez à la voir, à les voir. Des dizaines, des centaines de femmes et d’hommes en mouvement semblent se perdre dans l’immensité de la place. Les pouvoirs ? Leur piège se rompt !

Regardez de plus près encore, vous voyez ce mendiant ? Suivez-le ! Il passe devant des danseurs aztèques qui, portés par le rythme, oublient la chaleur. Au passage d’un vendeur de soda, ils s’arrêtent, s’achètent des boissons, reprennent.

Il poursuit son chemin, se pose devant une tente. Il vend un peu de fraîcheur, voir de couleur, sans entendre cette femme qui raconte un roi, un oiseau et la Liberté. Quand les derniers mots s’éteignent, un jeune homme se remet à marcher. Il pense à la conclusion du conte : « La liberté ne se donne pas, elle se prend. ». Perdu dans cette phrase, il s’arrête à un étal, attend, suit du regard un chaman qui, d’encens et de prières, purifie une femme. Il achète quelques tomates, croise une diseuse de bonne aventure, l’évite. Elle continue à chercher son client, passe devant les portes ouvertes de la cathédrale. Un rayon de soleil frappe une femme en prière

Voilà, il est temps que je me retire. Mais ce n’est pas la fin, c’est à vous de l’écrire ! Continuez, s’il vous plaît, à suivre ses histoires qui s’entrelacent

6 août 2013 à Buenos Aires

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29 réflexions sur “26 — Zocalo de Mexico

  1. Preum’s !

    Ton idée elle est extra. Si tu pouvais mettre la photo en plus grand format − genre de 1200 à 1600 pixels de large, ce serait parfait.

    • L’âme maya et de celle de nombreux peuples qui étaient sous le pouvoir Aztèque.

      L’âme Aztèque est quand même très effacée et ce n’est p’tre pas un mal.

    • le problème de pays comme le Mexique et je dirai de toute l’Amérique latine c’est ce nationalisme des symboles.

      Détruire un symbole est un crime, corrompre, frauder etc. une normalité.

      Effectivement il est plus facile de se retrouver avec une dictature avec ce genre de société.

  2. bravo Philippe, je me régale de tes emmenées merveilleuses à tous les bouts du monde, je rêve depuis Kercabelec, mieux que si j’y étais moi-même , car s’y ajoute ta fine patte, pleine de talent.Merci d’avoir pensé à moi . h.

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